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Changer de prestataire d’infogérance : quand et comment le faire sans risque

Changer de prestataire d’infogérance est une décision rarement prise à la légère. Dans les PME, l’infogérant est souvent perçu comme un partenaire historique, parfois en place depuis plusieurs années. Pourtant, sur le terrain, nous constatons que beaucoup d’entreprises restent dans une relation qui ne leur convient plus, par peur du risque, de la complexité ou de la rupture de service.

La vraie question n’est pas de savoir si il faut changer, mais quand et comment le faire intelligemment.

Pourquoi la question du changement d’infogérant se pose tôt ou tard

Le système d’information d’une entreprise n’est jamais figé. Il évolue avec la croissance, les usages, la réglementation, les exigences de sécurité et les contraintes économiques. Un prestataire d’infogérance parfaitement adapté il y a cinq ans peut devenir, sans mauvaise intention, un facteur de rigidité aujourd’hui.

Changer d’infogérance n’est pas forcément le signe d’un mauvais prestataire, mais souvent celui d’un décalage progressif entre les besoins réels de l’entreprise et la réponse apportée.

Les signaux faibles qui indiquent qu’un changement devient nécessaire

Quand la relation se dégrade avant la technique

Dans la majorité des cas, les premiers signaux ne sont pas techniques. Ils sont humains : difficulté à joindre le support, réponses évasives, sentiment de ne plus être prioritaire, manque de pédagogie ou de visibilité sur les actions menées.

Lorsque la confiance s’effrite, chaque incident prend une ampleur disproportionnée.

Quand l’infogérance freine la croissance de l’entreprise

Une infogérance efficace doit accompagner le développement, pas le contraindre. Lorsque chaque nouveau besoin devient complexe, lent ou coûteux à mettre en œuvre, il est légitime de se demander si le modèle est encore adapté.

Quand la sécurité devient une zone grise

Sauvegardes peu documentées, responsabilités floues, mises à jour repoussées, absence de vision claire sur la protection des données : ces zones grises sont souvent découvertes trop tard, parfois après un incident.

Changer d’infogérance n’est pas un échec mais une décision de pilotage

Beaucoup de dirigeants associent inconsciemment le changement de prestataire à un aveu d’erreur. Sur le terrain, c’est l’inverse. Les entreprises les plus matures sont celles qui savent remettre à plat leurs choix lorsque le contexte évolue.

L’infogérance est un levier stratégique, pas un simple contrat technique.

Quand est le bon moment pour changer de prestataire d’infogérance

Le faux bon moment : attendre la panne ou l’incident majeur

Attendre un crash serveur, une cyberattaque ou une perte de données pour agir est la pire stratégie. Dans l’urgence, les décisions sont contraintes, les risques multipliés et la transition subie.

Le vrai bon moment : agir avant la rupture

Le bon moment est souvent celui où l’entreprise ressent un décalage, sans être encore en situation critique. C’est à ce stade que la transition peut être préparée, sécurisée et progressive.

Comment préparer un changement de prestataire d’infogérance serein

Clarifier ce qui ne fonctionne plus aujourd’hui

Avant même de consulter un nouveau prestataire, il est essentiel de poser un diagnostic honnête : qu’est-ce qui pose problème ? La réactivité ? La visibilité ? La sécurité ? L’accompagnement ?

Reprendre la maîtrise de son système d’information

Une entreprise doit toujours rester propriétaire de ses accès, de sa documentation et de ses données. Lorsque ces éléments sont flous ou centralisés uniquement chez l’infogérant sortant, le changement devient complexe et risqué.

Anticiper la réversibilité contractuelle

La réversibilité n’est pas un détail contractuel, c’est un pilier. Elle doit être anticipée, cadrée et accompagnée.

La phase de transition : le moment le plus critique

Continuité de service et transfert de compétences

Une transition réussie est souvent invisible pour les utilisateurs. C’est le signe que le travail a été bien préparé en amont, avec une reprise progressive des environnements, des sauvegardes et des procédures.

Sécurité, accès et responsabilités

Le changement d’infogérance est aussi un moment clé pour remettre à plat les accès, les droits, les pratiques de sécurité et les responsabilités.

Après le changement : ce que les entreprises constatent réellement

Cas réel : PME de 35 salariés, infogérance reprise sans interruption

Dans une PME de services de 35 collaborateurs, la reprise d’infogérance a permis de clarifier la supervision, de fiabiliser les sauvegardes et surtout de redonner de la visibilité au dirigeant sur son système d’information.

Résultat : moins d’incidents, des décisions IT plus rapides et un climat de confiance retrouvé.

Comment choisir le bon nouveau prestataire d’infogérance

Le bon prestataire n’est pas celui qui promet le plus, mais celui qui pose les bonnes questions, explique ses choix et accepte de challenger l’existant.

L’infogérance moderne repose sur la transparence, la pédagogie et l’anticipation, bien plus que sur la simple exécution technique.

Changer d’infogérance, une opportunité stratégique trop souvent sous-estimée

Changer de prestataire d’infogérance n’est pas une rupture, c’est souvent une remise à niveau. C’est l’occasion de reprendre le contrôle, de sécuriser son SI et d’aligner enfin l’informatique avec les enjeux réels de l’entreprise.

Lorsqu’il est bien préparé, ce changement devient un levier de stabilité, de performance et de sérénité pour les équipes comme pour la direction.

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